Je ne réussis pas à m’adapter, encore moins à comprendre les personnes qui se permettent d’écrire sur les réseaux sociaux des choses tellement méchantes, dénigrantes, blessantes… et tout ça, de façon totalement gratuite.

Vivre et laisser vivre… ça sonne une cloche?

Je me demande constamment qu’est-ce que ces personnes ressentent à l’intérieur après avoir envoyé un message de ce genre. Est-ce que dans leur tête ils se disent: je suis quelqu’un d’honnête dans la vie… je dis les vraies choses. Ou est-ce que plutôt ils ressentent une bouffée de confiance? Est-ce qu’ils anticipent que les gens vont le trouver courageux? Se sent-il soudainement invincible?

Comment réagiraient-ils si la situation était l’inverse et que c’était eux qui recevraient une panoplie de paroles remplies d’agressivité, de mépris, de violence et de brutalité? J’ose croire qu’ils rétorqueraient sans même devoir réfléchir. Mais émotionnellement?

Des personnes s’enlèvent la vie après avoir reçu un ou plusieurs messages haineux. Est-ce que les gens réalisent la gravité que peuvent avoir leurs paroles?

Il n’est pas question ici de ne pas dire ce que l’on pense… mais il y a d’abord le bon moment et il y a surtout la bonne façon de le faire. Ce genre de personne n’est assurément pas le genre à avoir une discussion. C’est plutôt le: tais-toi et écoute-moi.

D’où vient ce besoin de faire mal? De faire sentir l’autre comme un moins que rien?

Ça vient de ses propres blessures! Vouloir avoir l’air toff, c’est un agissement que la personne aurait voulu avoir à plusieurs occasions… mais que le contraire s’est produit. C’est vouloir attirer l’attention… en ayant le sentiment d’en avoir manqué (à tort ou à raison). C’est jeter sa rage sur les autres… celle que la personne subit peut-être chaque jour de sa vie.

Mais personne ne va me faire accroire que c’est un signe d’un être fort et remarquable.

Parce qu’un humain fort et remarquable, ça offre sa main pour relever quelqu’un alors qu’il est lui-même peut-être par terre. C’est offrir son sourire gratuitement, par gentillesse, par gratitude, sans attendre en retour. C’est offrir de son temps, sans répéter qu’il manque de temps. C’est offrir des paroles réconfortantes et apaisantes, même lorsqu’il est question d’un sujet délicat.

C’est vivre avec son cœur… et non avec tant de rage!

Les paroles s’envolent, mais les écrits restent!