On voit de plus en plus d’articles, d’émissions, de blog, sur les jugements que des personnes peuvent avoir envers nous. Mais qu’en est-il de notre peur qui prend de l’ampleur dans notre tête à force de s’imaginer ce que les autres pourraient penser? Celle qui nous empêche de prendre une décision, d’avouer des sentiments, de se confier, d’accepter ou de refuser une offre, d’avouer une erreur, une mauvaise décision qui a eu des répercussions, etc.

Il y a quelques jours, j’ai affronté cette voix dans ma tête qui me disait : qu’est-ce que le monde va penser?

Vous connaissez la populaire tendance des Bullet journal? Ça consiste à faire son propre agenda, y insérer des collants, de la couleur, de la vie quoi! Je l’ai essayé il y a plusieurs mois, mais je trouvais complexe de devoir créer mes semaines et ça m’empêchait d’inscrire mes rendez-vous pris pour 2-3 mois plus tard. Bref, ce concept offre aussi la possibilité d’acheter un agenda déjà daté, mais qui permet quand même de mettre des stickers et de la couleur.

Bref, étonnamment, j’aime ça! Je n’ai aucun talent artistique, mais «décorer» mon planner me permet de sortir de ma tête, de penser à autre chose et même de me détendre. C’est comme un passe-temps… comme mon tricot ou ma lecture.

Là où je veux en venir est que j’ai hésité avant d’aller me l’acheter. Parce que j’avais cette voix dans ma tête qui me disait que ceux qui allaient me voir me trouvaient bébé. Que les gens diraient que je suis immature et non-professionnel. Que lorsque je sortirais mon agenda pour prendre le prochain rendez-vous d’un client, il me jugerait.

Alors j’avais 2 choix :

M’affirmer, foncer et lâcher-prise sur les ¨qu’en-dira-t-on¨.

M’empêcher de le faire et ressentir cette frustration à l’intérieur de moi de ne pas pouvoir faire ce dont j’ai envie. Mettre la faute sur les autres, qui d’ailleurs n’ont même pas jugés et ne le feront peut-être même pas et m’inventer d’autres scénarios qui n’ont aucun sens et qui ne font qu’augmenter ma haine.

Alors je suis allée! En chemin pour m’y rendre, je me suis surprise à essayer de trouver des façons pour ne pas devoir le sortir devant une cliente pour prendre un rendez-vous. Et là je me suis dit :Wo! Menute! Mets un stop à ton hamster. Si tu décides de le faire, fais le pas à moitié. Pis ne commence pas à te cacher par peur de…

Comme mon père dit souvent : The worst case scenario… (le pire scénario) c’est quoi? Que la personne en face de moi hausse un sourcil qui signifie : c’est quoi ça? Qu’elle ne vienne plus me voir parce que mon agenda est artistique? Ben voyons donc!

Mais il y a aussi d’autres possibilités. Et c’est ce qu’on a tendance à oublier. Que la personne ne le remarque même pas? Que la personne sourit et trouve ça cute? Que la personne me demande c’est quoi et s’y intéresse?

Pourquoi s’en faire autant pour ce genre de chose? Il y a tellement plus grave dans la vie. Ça vous dit quelque chose ce genre de phrase? Pour ma part, ça ne m’apporte aucun réconfort. On est déjà conscient de ça. Ce n’est pas parce que quelque chose nous angoisse qu’on ne sait pas que dans la vie il y a pire. On n’est pas nono.

Alors… que ferez-vous dans les prochains jours pour vaincre cette voix qui prend trop de place dans votre tête?

Exercice :

Écris tes craintes sur une feuille ou dans un cahier. Ensuite, inscrit pour chacune d’où provient cette peur et comment tu peux faire pour t’en débarrasser. Et agis! Prend s’en une à la fois… commence par une plus facile… et fonce! Tu verras après que tes anticipations étaient bien plus graves que ce qui s’est réellement produit et tu seras plus confiant de passer à la suivante.