Dès mon entrée à l’école, disons surtout au premier bulletin, c’était clair que mon parcours scolaire n’allait pas être comme les autres.

Au fil des ans, j’apportais à la maison des résultats médiocres. Quand je raconte ça, les gens me font un visage qui veut dire: ça ne devait pas être si pire. Ah non? 39% en math s’tu quand même pas pire?

J’avais honte! Comment pouvais-je être si mauvaise? Aucune concentration pour étudier, même quand je me disais: ok la Pam sérieux concentre toi! 10 secondes plus tard, c’était à recommencer.

J’ai doublé mon secondaire 1…parce que c’était ce qu’il y avait de mieux. NON… pardon! J’ai TRIPLÉ mon secondaire 1…je suis ensuite allée dans un programme spécial…pour les pas vites comme ils disaient.

J’ai obtenu mon diplôme de peine et de misère. Et vous savez quoi? Je n’en étais même pas fière! À quoi allait me servir ce bout de papier si au bout du compte, j’étais poche dans tout! Bonne à pas grand-chose d’utile pour trouver un emploi intéressant.

J’ai changé d’idées d’études je ne sais même plus combien de fois. Aussitôt que ça devenait trop dur, je changeais d’idée pour éviter de revivre les doutes et la honte.

Bref, à un moment donné, j’ai entrepris un DEP en secrétariat. Et ma prof m’a demandé lors d’un examen où elle a vu que je perdais le contrôle, si j’avais déjà pensé faire un test pour le TDA. Euh non! Les psychologues scolaires que j’avais vus non plus!

Quand j’ai eu le diagnostic, je me suis mise à lire. Je ne me souviens pu vraiment pourquoi. Mais je sais que je dévalisais les tablettes des chick-lit et je chargeais ma carte de crédit.

Parce qu’enfin, je retenais ce que je lisais.
Enfin, je n’étais peut-être pas si différente.
Enfin, j’avais peut-être un avenir.
Enfin, j’avais de quoi à raconter.

Parce qu’au fond, on est comme tout le monde. C’est juste que notre cerveau est tellement actif, qu’il pense à plein d’affaires en même temps… et tout ça, sans qu’on s’en aperçoive.

Ce texte, il est pour tous ceux et celles qui de près ou de loin doivent vivre avec le TDA ou quelqu’un de près qui le vit.

Je lève mes livres (et mon verre) aux auteurs qui ont changé ma vie et à ceux et celles qui continuent de le faire!

Je lève mes livres, à tous ceux qui se permettent d’ouvrir un livre avec une peur qu’eux seuls peuvent vaincre.

Je lève mes livres à ceux qui manque de confiance et qui espère le trouver dans les mots….je vous aiderai aussi longtemps que je le pourrai!