Tu es stressée d’être qui tu es et t’aimer à ta juste valeur? Je te comprends… sincèrement.

Ça t’arrive d’être fière de toi? Moi, très rarement! En fait, dans les situations où je devrais l’être, je ne ressens rien… le vide! Ni l’enthousiasme, mais pas non plus la déception.

En fait, je cherche un mot précis pour le décrire… je ne trouve pas.

Dimanche dernier, j’ai vécu mon premier lancement. Et oui! Un premier roman et un premier événement pour le célébrer.

Les gens disent: ah que tu dois être fière ou j’espère que tu es fière… bof! Fière de quoi? Parce qu’au fond, c’est juste moi…

Plus d’une soixantaine de personnes se sont présentées… par choix! Oui j’ai fait l’invitation, mais ils ont décidé de se présenter ou non… mais ma tête ne le réalise pas… mon cœur s’en protège. De quoi exactement? Je ne suis pas certaine. Et pourtant, je la sens au fond de mon ventre cette retenue d’être fière… parce que si j’avais à être déçue de quelque chose… comment est-ce que je pourrai gérer ça?

J’ai fait l’événement sous forme de 5 à 7… mon cœur sait que je ne veux pas retenir les gens trop longtemps… au cas où ils s’ennuient… mais mon âme a soif d’eux… de leur présence, leurs bons mots, leur fierté… celle que je ne suis pas capable d’avoir envers moi-même.

Le temps s’écoule doucement et mon corps relâche ses tensions… ma tête me répète moins souvent que les gens s’ennuient… qu’ils ont hâte de s’en aller… et mon cœur lui, me crie de me foutre la paix… d’en profiter.

Profiter de quoi? Que les gens s’ennuient et attendent le moment de partir?

Mon cœur crie: ceux qui sont ici ce soir, le sont par choix et non par obligation.

La soirée se termine… mes muscles se relâchent…

Au réveil, le lendemain, mon frère m’a envoyé un texto… me disant justement que les gens qui étaient présents n’étaient non pas là par faveur, mais par choix, par appréciation. Ma tête le refuse… celle qui est si habituée à la haine envers moi.

En fin d’après-midi, je me rend chez ma meilleure amie… en route, l’émotion me monte à la gorge. Celle où la « boule d’émotion » reste prise… ça brûle, ça serre… je ne comprend pas pourquoi. C’est du passé… c’était hier.

Je me culpabilise de ne pas en avoir profité hier… ma tête me dit qu’il est trop tard… que je suis nulle à profiter du moment présent.

Alors que je parle à mon amie, la boule se transforme en larmes… et tout devient clair… je suis touchée par les gens qui se sont présentés… pour MOI!

Je suis émue du moment où je regardais la salle qui était pleine… et que mon cœur refusait de voir… en me disant… pourquoi pour MOI?

En essayant très fort de mettre l’égo de côté, j’ai compris… j’ai compris que j’essaie si difficilement de chercher l’amour d’une quelconque façon à l’extérieur, alors que j’ai tout ce qu’il me faut autour de moi.

Si ta tête te met des barrières, ton âme saura très bien s’occuper de ce sur quoi tu crois avoir perdu le contrôle. Si tu as des ami(es) que tu crois qui parfois t’aiment « trop »… c’est parce que ton manque d’amour envers toi a fait que tu les as choisis…

Ne rejette jamais la faute d’amour, d’attention ou de sécurité sur le dos de quelqu’un de ton entourage… parce que ton âme en avait besoin alors que ta tête voulait détruire ce besoin!

Comme le dirait ma petite étoile Christine Michaud: Je te vois!

Et toi, te vois-tu?