J’avais à peine lu quelques pages que déjà des frissons d’émotion parcouraient ma peau. Je savais que le contenu du livre allait être fort en émotions. Mais je savais aussi qu’il allait contenir une leçon de vie remarquable.

Je ne m’étais pas trompée.

J’ai eu la chance de rencontrer Valérie alors que j’avais remporté un concours pour participer à l’émission de Marina Orsini. Et vous savez quoi? La lecture de son livre m’a aussi fait réaliser que même les personnes qui vivent l’emploi de nos rêves ont des remises en question. Ce n’est pas parce que c’est NOTRE rêve que pour eux tout est toujours simple et beau.

Bref, Valérie arrive à l’hôpital un beau matin pour aller voir son père…et elle apprend comme ça, sans préparation sans fla-fla, que c’est aujourd’hui que ça se passe. Qu’il aura l’aide médicale à mourir et qu’il veut quitter ce monde à 14h30.

Ouf! Je ressentais une partie de sa peine, de sa peur et de son incompréhension dans ses mots. Comment on laisse quelqu’un prendre cette décision? On voudrait trouver tous les arguments possibles pour le retenir…même si les meilleurs arguments ne lui suffisent plus.

Je me sens choyée d’avoir pu vivre cette épreuve à travers les mots de l’auteure. Parce qu’on ne sait jamais si ça arrivera dans notre entourage. Je l’ai aussi trouvé authentique dans son récit. Elle ne cache pas la façon dont elle s’est sentie.

L’aide médicale à mourir est encore incomprise pour certains et juger pour d’autres. Mais je n’ai pas envie d’être dans ce lot. Parce que si un jour j’avais à le vivre, nul autre que l’amour pourrait m’aider à traverser cette épreuve…comme Valérie l’a fait!

14h59

Valérie Guibbaud

Libre expression